LES ÉTAPES INFECTIEUSES

Le SARS-CoV-2 appartient à la famille de coronavirus, qualifiée de pathogène pour l’Homme. En résulte une maladie infectieuse protéiforme puisque ses manifestations peuvent aller d’un simple rhume, parfois imperceptible, jusqu’à la mort, en passant par une persistance des symptômes au-delà de 20 jours. 

DE LA TRANSMISSION À L'ÉVACUATION DU VIRUS

LA TRANSMISSION

 

Le SARS-CoV-2 se transmet principalement par les gouttelettes de toutes tailles qui sortent au moment de l'expiration. C'est particulièrement le cas lorsqu'on crie, chante, tousse ou éternue, mais également lorsqu'on parle et même en restant silencieux.

Les gouttelettes les plus grosses (d'un diamètre supérieur à 100 microns) retombent rapidement au sol, à une distance d'un ou deux mètres. Mais toutes les autres, jusqu'à celles qui peuvent mesurer moins d'un micron et que l'on désigne généralement sous le terme "aérosol", peuvent être transportées sur de bien plus grandes distances.

La contamination peut alors se faire sur plusieurs mètres, en particulier dans les lieux clos. En extérieur, le risque de transmission est très fortement diminué, mais pas nul. La capacité de ces micro-gouttelettes à rester dans l'air ambiant, parfois plusieurs dizaines de minutes, dépend de nombreux paramètres. La température, le vent et les circulations d'air, les UV du soleil, le taux d'humidité ambiant, sont autant de facteurs qui favorisent ou atténuent les risques.

Une personne est généralement contagieuse par voie respiratoire entre le 3e et le 10e jour après son infection, mais cette fourchette n'est qu'indicative. La plupart des agences de santé, dont l'OMS, considèrent qu'une personne n'est plus contagieuse 10 jours après la date de ses premiers symptômes, avec la condition supplémentaire d'au moins 3 jours sans symptômes.
Les porteurs sont également contagieux jusqu'à 2 ou 3 jours avant même l'apparition de leurs symptômes, et en ajoutant les transmissions depuis les personnes qui n'auront qu'une forme asymptomatique de l'infection, cela peut représenter dans certaines circonstances jusqu'à la moitié des contaminations.

Le masque chirurgical, qui doit couvrir le nez et le menton, sans laisser trop d'espace entre le tissu synthétique et la peau, ainsi que les masques "FFP2", sont les meilleures protections à ce mode de transmission. Bien portés, ils sont très efficaces pour bloquer les gouttelettes et les particules virales qu'elles contiennent.
En effet, c'est en inhalant ces gouttelettes que le virus peut atteindre les poumons ou les fosses nasales, par lesquelles il se glisse jusqu'au bulbe olfactif.
 

La contamination est également possible en touchant des surfaces contaminées par ces projections, et en portant ensuite la main au visage. Enfin, d'autres modes de transmission ont été répertoriés : les yeux exposés aux gouttelettes, la voie fécale, et d'autres cas d'infection plus rares.

Respecter la distanciation physique, porter un masque en particulier dans les lieux clos, se laver régulièrement les mains au savon ou au gel hydroalcoolique, suivre les consignes et réglementations en vigueur dans le lieu où vous vous trouvez, sont les meilleurs moyens de se protéger.

À noter que le virus SARS-CoV-2 peut toucher les félins, et notamment le chat domestique, par une transmission humain vers félin. Ces animaux font alors des formes de covid en général asymptomatiques. La transmission dans le sens inverse n'est pas répertoriée à ce jour.

L'INCUBATION

 

La période d’incubation correspond au moment où le virus s’introduit dans l’organisme jusqu’à l'apparition des premiers symptômes. Elle peut s'étendre d'un jour à 2 semaines voire davantage, mais les premiers symptômes apparaissent cependant le plus souvent vers le 4ème, 5ème ou 6ème jour qui suit la contamination.

 

L'ATTACHEMENT

Cette étape décrit le moment où le virus entre en contact avec la cellule qu’il s’apprête à infecter. Le virus peut se fixer aux récepteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine II (ACE2), par l’intermédiaire de sa protéine de surface dite "Spike" (ou spicule). Ce sont les petites pointes sur la surface, généralement de couleur rouge sur les représentations visuelles du virus.

LES ORGANES ATTEINTS

Comme l'enzyme ACE2 est présente au sein de nombreuses parties du corps, ce sont autant d'organes qui sont susceptibles d'être atteints et endommagés directement ou indirectement par le virus du covid : les poumons bien sûr, mais aussi le cœur et le système sanguin, les reins, le cerveau et le système nerveux central, le système endocrinien, les intestins, la peau, le foie, la glande thyroïde, la langue, les racines dentaires, les muscles, les testicules… 
Ainsi, le covid n'est pas qu'une maladie respiratoire, c'est une maladie dite "systémique''.

L'INTRUSION

“L'activation de la protéine S, attachée au récepteur, permet la fusion de l'enveloppe virale avec la paroi endosomale de la cellule. Une 2ème enzyme cellulaire, nommée TMPRSS2, pourrait faciliter l’entrée du virus dans la cellule. Comme tous les virus, le SARS-CoV-2 ne possède pas de ribosomes assurant sa reproduction. Il doit donc infecter une cellule cible en modifiant son information génétique pour se répliquer. Il est donc difficile d’éliminer ce pathogène sans tuer la cellule hôte. 

​LA RÉPLICATION

Le SARS-CoV-2 est un virus à ARN. En pénétrant dans la cellule cible à l’aide du récepteur ACE2, l’ARN viral se convertit en molécule d’ADN pour être intégré au génome de la cellule. Celui-ci produit des protéines à l’intérieur de la cellule pour recréer de nouveaux virions, qui infecteront les cellules alentours.

L’ÉVACUATION

Le système immunitaire réagit pour défendre l’organisme. L’objectif est d’alerter, neutraliser et éliminer le virus.

 

Une fois infectée, la cellule va libérer des interférons pour prévenir les cellules voisines de pratiquer : 

  • l’autodestruction de la cellule ;

  • l'activation des défenses virales ; 

  • le recours aux anticorps.  

Lorsque les cellules infectées sont identifiées et les virions neutralisés, les macrophages, les cellules “Natural Killers” (NK) et les neutrophiles vont les ingérer. Les cellules dendritiques quant à elles, vont digérer les virions et permettent, de garder en mémoire la génomique du virus,  au sein des glandes lymphatiques (réservoir d’anticorps de l’immunité adaptative). Ainsi, la réponse immunitaire n’en sera que plus performante.  

LE SYSTÈME DE DÉFENSE IMMUNITAIRE

 

Il existe deux types d’immunité qui coopèrent ensemble : l’immunité innée et adaptative

L’immunité innée constitue la première barrière physique et chimique contre les agents infectieux. Elle nous protège au quotidien contre les bactéries ou infections reconnues par notre système. Elle se situe au niveau de la peau, du tube digestif, des voies respiratoires, du rhino-pharynx, des poumons et des yeux. En cas de présence d’un pathogène spécifique, comme le SARS-CoV-2, l’immunité innée active l’immunité adaptative. 

 

L’immunité adaptative concerne l'activation des lymphocytes B qui vont libérer des anticorps pour neutraliser le virus. D’autres lymphocytes T vont soit réguler et alerter la présence du pathogène (Lymphocytes T auxiliaires), soit  détruire les cellules infectées (Lymphocytes TC pour cytotoxiques). Enfin, les macrophages vont ingérer les virions et les cellules infectées pour assainir l’organisme. 

 

Dans la plupart des cas, la réponse immunitaire est adaptée bloquant et éliminant le virus de l’organisme. Dès lors, la personne contaminée retrouve la santé par une régulation homéostatique. 

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