• Laurent M. - Montpellier

J’ai une incapacité à tolérer les efforts physiques même simples...

Je suis responsable scientifique dans une entreprise de matériel médical à Montpellier.

J’ai eu le Covid en mars 2020, les premiers symptômes ont été une fatigue inhabituelle et des vertiges, suivis de maux de tête importants sans fièvre mais avec nausée m’obligeant à m’aliter plusieurs jours extrêmement fatigué avec des douleurs diffuses dans les membres.


Mon médecin généraliste m’a confirmé en téléconsultation que j’avais attrapé le virus.

Pendant les 2 mois de confinement qui ont suivi j’ai fait 30 min de vélo elliptique par jour sans forcer pour retrouver de l’énergie que j’avais beaucoup de mal à récupérer.

J’avais toujours des douleurs thoraciques bien que je ne me sentais pas essoufflé.


Début mai je suis allé voir mon médecin car j’avais une fatigue persistante et des douleurs qui s’accentuaient. Mon médecin m’a mis sous corticothérapie et ça m’a soulagé un temps mais après l’arrêt de la cortisone les symptômes sont revenus plus forts.

Je suis retourné le voir fin mai et il a diagnostiqué une perte de sensibilité dans les doigts. Il m’a remis sous cortisone et m’a prescrit des analyses qui n’ont rien révélé d’anormal.


J’ai pu voir un neurologue rapidement qui n’a pas révélé d’anomalies au niveau de l’activité des gros nerfs (EMG) mais devant la dégradation de mon état (fourmillements dans les membres puis brûlures croissantes des extrémités jusqu’au genou et coude, avec fatigue importante, faiblesse physique, perte de concentration, impossibilité de travailler), m’a proposé une hospitalisation en clinique fin juin pour rechercher une cause sous-jacente à une suspicion de neuropathie périphérique.

Aucun examen anormal (Scanners, IRM médullaire et cérébrale, écho cardiaque...). J’ai pris alors du Lyrica qui m’a soulagé un temps me permettant de retravailler mais j’ai dû augmenter progressivement les doses pour calmer les symptômes jusqu’à la dose max de 600mg par jour.


J’ai du arrêter la kiné que j’avais initiée pour me garder en forme 2 fois 30 min par semaine car je n’arrivais plus à la tolérer (augmentation des symptômes pendant plusieurs jours après les séances).


En novembre 2020, j’ai été mis sous Cymbalta puis en décembre sous Paroxetine mais échec à chaque fois des traitements. J’ai commencé alors une corticothérapie à forte dose (80 mg/j de prednisone) qui m’ont permis de passer des vacances de Noël en famille en assez bon état.


En janvier 2021, j’ai été en consultation en médecine interne, j’ai commencé un sevrage de la corticothérapie mais devant la recrudescence rapide des symptômes j’ai été hospitalisé à nouveau en clinique début mars pour des examens complémentaires à la recherche d’une maladie auto-immune.


Les examens n’ont pas révélé de diagnostic bien qu’une neuropathie des petites fibres nerveuses soit toujours suspectée. Suivi désormais en médecine interne, j’ai démarré un traitement sous Laroxyl qui soulage mes douleurs, mais au niveau de la fatigue c’est toujours très invalidant, j’ai une incapacité à tolérer les efforts physiques même simples et à me concentrer.


Le syndrome de Covid long est posé. Je n’ai pas de visibilité sur l’évolution de tout cela ni dans quels délais je peux guérir et retrouver une bonne santé.

Cela affecte mes proches qui vivent cela au quotidien avec moi, c’est une grande épreuve.

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