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Lorsque je regarde mon corps dans le miroir, je vois un corps qui a souffert

À toi mon corps, celui que j’habite depuis presque 48 ans.


Chaque marques retrace mon long parcours de vie. Elles ne sont ni  bonnes ou mauvaises elles font partie de moi, de mon identité. 


J’ai longtemps voulue les cacher puis j’ai compris. Que ce soit pas [par] un habit, par les mots refoulés, ou en fermant les yeux, Toi mon corps tu es vivant à part entière, témoin de toutes mes expériences de vie.


Longtemps je n’ai pas pris en compte tes limites pensant naïvement que seule mon âme pouvait décider. Longtemps j’ai pensé que tu m’abandonnais alors que tu me lançais juste des Sos que je n’entendais pas, ne voulait pas entendre. 


Lorsque je regarde mon corps dans le miroir, je vois un corps qui à souffert, énormément souffert depuis sa plus tendre enfance. 


De la maltraitance de l’autre à ma propre maltraitance, tu as souvent saigné, courbé le dos et encaissé sans broncher. 


Puis chaque SOS à commencer à être un petit peu plus fort à chaque fois. 


Aujourd’hui mon cœur saigne car je n’ai pas su prendre soin de toi. Je ne peux réparer les dommages collatéraux, mais je te promets que dorénavant je saurais t’écouter. 


Je prends soin de chaque parcelles de toi et mettrai à l’honneur chaque cicatrices, blessures ou marques de la vie que tu portes. 


J’accueillerai chaque ressenti avec beaucoup de bienveillance même si je dois en souffrir et en souffre actuellement. Ne m’en veux pas trop car je fais de mon mieux chaque jour pour faire de toi ma priorité face aux nombreuses sollicitations extérieures.  Je ne suis pas égoïste j’ai juste le cœur trop grand pour les autres. Toi tu fais partie de moi donc tu subis mes choix. J’ai compris la énièmes leçons que tu me donnes, tu fais partie de moi et ne faisons qu’un donc je dois te concerter pour chaque actes que j’entreprends. 


Mon cœur me l’a d’ailleurs dit que je ne faisais pas attention à toi mais mon mental de guerrière a toujours cru qu’il était le plus fort. On suit plus facilement un leader pour être honnête quitte à se prendre un mur.


Maintenant je vis à travers tes limites qui s’amenuisent un peu plus chaque jour. Parfois tu testes mes limites et j’en profites mais tu me rappelles très vite à l’ordre. 


Toi ce corps que j’ai longtemps ignoré je te demande juste quelques petites choses si c’est possible, laisse-moi la force de serrer les personnes que j’aime dans mes bras chaque jour, de voir mes enfants grandir et s’épanouir, bien entendu laisse moi ma voix pour pouvoir leur dire de ne pas faire les mêmes erreurs que moi. J’aimerais aussi guérir un jour et redevenir une version de moi même beaucoup plus humble et respectueuse de tout. Et surtout pouvoir dessiner, peindre et créer mes envies à mon rythme lorsque tu ne seras pas trop fatigué, même une fois par semaine je m’en contenterais.


Je ne sais pas si tu entendras mes demandes puisque j’ai longtemps ignorer les tiennes. 


Je ne supporte plus mon état, tous ces symptômes que je ne peux maîtriser, qui font de moi un être humain sans rythme, sans vie sociale. 


Stp je te demande de te débarrasser de ce Covid long et ces maladies que l’on arrive pas à comprendre. Nous n’avons pas besoin de cela. Tu as déjà assez subi tu crois pas? 

Poème libre ( toutes mes excuses pour mes fautes)


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